Un certain nombre d'attitudes sont nécessaires pour être capable d'obtenir un travail et de le conserver:

  • être fiable et fidèle à ses engagements;
  • être honnête et intègre;
  • être engagé;
  • être courtois et attentionné;
  • être accueillant des différences;
  • avoir l'esprit d'initiative;
  • être ouvert et prêt à prendre des risques.

Être fiable et fidèle à ses engagements

Quelles sont les premières questions qu'un employeur se pose au sujet d'un employé éventuel? Réponse: Est-il fiable? Peut-on compter sur sa présence quotidienne au travail, sur sa ponctualité et sur sa capacité de bien faire le travail demandé?

En matière d'emploi, la fiabilité est l'une des attitudes reliées au travail parmi les plus importantes. Elle est absolument essentielle à la réussite dans le milieu du travail. Les employeurs ne peuvent se permettre d'avoir des employés qui ne possèdent pas cette attitude parce que ça leur coûte de l'argent et parfois même des clients, deux choses qu'ils ne veulent pas perdre.

Demandez aux jeunes de se poser les questions suivantes pour qu'ils puissent évaluer dans quelle mesure ils sont fiables ou fidèles à leurs engagements sur une base quotidienne.

  • Combien de fois ai-je été en retard au travail?
  • Combien de fois me suis-je absenté du travail?
  • Ai-je terminé toutes les tâches qui m'ont été confiées au travail aujourd'hui?
  • Suis-je de bonne humeur au travail?

Être honnête et intègre

Dans une certaine mesure, les employeurs recherchent chez leurs employés les mêmes traits de caractère que les jeunes admirent chez certains de leurs amis: une attitude positive, la capacité d'écouter, la fidélité et l'engagement envers l'amitié. Ils apprécient quelqu'un qui fera tout pour les aider lorsqu'ils ont besoin d'aide. Mais plus encore, ils apprécient l'honnêteté. C'est là une autre attitude essentielle de l'employabilité.

Son importance est évidente, mais parfois les jeunes ne se rendent pas compte que l'honnêteté est beaucoup plus que de dire la vérité. Ils ne comprennent pas toujours que c'est par elle qu'on mesure leur intégrité personnelle, leurs valeurs et leurs normes morales, leur code de conduite. C'est souvent par elle que les employeurs les jugent. Ils se demandent constamment: «Cette personne est-elle honnête ou franche avec moi? Dans quelle mesure puis-je lui faire confiance?»

Demandez aux jeunes de se poser les questions suivantes:

  • Dans quelle mesure ai-je été honnête avec mon employeur ou avec mes collègues de travail?
  • Ai-je menti parfois?
  • Quelles valeurs sont importantes pour moi dans la vie?
  • Si quelque chose semble aller mal au travail, est-ce que je mets les choses au clair?
  • Si je suis témoin d'un acte malhonnête au travail, qu'est-ce je fais à ce sujet?

Être engagé

Pour plusieurs personnes, l'engagement est un mot qui fait peur. Pourquoi? Probablement parce que cela veut dire qu'on se fie à eux pour faire quelque chose: quelqu'un compte sur eux pour être épaulé. Et cela peut parfois représenter un poids énorme sur leurs épaules.

L'engagement est synonyme de responsabilité. Du point de vue de l'employeur, l'engagement signifie qu'il vous fait confiance en ce qui a trait à un travail qui doit être fait. Il vous demande de vous engager à faire le meilleur travail possible. Comment pouvez-vous démontrer votre degré d'engagement? Il y a plusieurs façons de le faire: faites votre travail et faites-le bien, montrez à votre employeur que vous voulez réellement travailler, soyez positif. Ce qui compte réellement pour l'employeur, c'est que l'employé sache ce qu'on attend de lui et qu'il puisse anticiper ce qui doit être fait. En agissant ainsi, vous démontrerez à votre employeur que vous êtes engagé envers votre travail.

Être courtois et attentionné

Une autre attitude essentielle de l'employabilité est la courtoisie. Ici aussi cela peut sembler évident. Mais c'est probablement l'attitude au sujet de laquelle les employeurs se plaignent le plus au sujet des jeunes: ils sont impolis, ou même insolents. Combien de fois avez-vous entendu des personnes plus âgées dire au sujet des jeunes: «Ils n'ont plus de bonnes manières.» Il est fort possible que des générations antérieures aient dit la même chose au sujet de nos mères ou de nos pères lorsqu'ils étaient eux-mêmes au stade de l'adolescence. Quoi qu'il en soit, si c'est là l'impression qu'ont les employeurs, il reviendra aux jeunes de la changer.

Même si certains jeunes peuvent aimer l'attitude du «je m'en fous», elle ne leur attirera pas d'alliés au travail. Les gens veulent encore de nos jours traiter avec des personnes qui leur témoignent du respect. Et cela veut dire être poli et courtois. Cela ne veut pas dire que vous devez être poli de façon exagérée, au point d'en agacer les gens. Cela veut tout simplement dire faire preuve de comportements les plus élémentaires. Dire «Bonjour», «S'il vous plaît», «Merci» et «Puis-je vous aider?», c'est déjà un bon début! Ce sont tous là des comportements de base que certains jeunes ont oublié, auxquels ils ne pensent pas ou qu'ils ne connaissent pas parfois. Certains jeunes n'ont peut-être jamais été traités avec respect et ils ne savent peut-être pas ce qu'est un comportement acceptable. Ce serait pour vous une bonne occasion de leur servir de modèle. Après tout, ils vous côtoient régulièrement dans votre milieu de travail.

Voici des questions importantes à se poser:

  • Est-ce que je dis «S'il vous plaît» et «Merci» dans mes rapports avec les autres?
  • Est-ce que je traite les personnes avec respect, peu importe leur âge ou leur apparence?
  • Quel degré de sensibilité est-ce que je manifeste à l'égard de mes collègues de travail?
  • Suis-je prêt à aider les autres avant même que ceux-ci me demandent de l'aide?
  • Dans quelle mesure suis-je attentif aux autres quand ils parlent?

Si vous voulez vraiment pousser votre réflexion, observez votre réaction envers quelqu'un qui est insolent ou peu courtois à votre égard. Agissez-vous avec lui de la même façon qu'il vous traite? Ou restez-vous poli et en possession de vos moyens jusqu'à ce que la situation se résolve d'une autre façon?

Être accueillant des différences

En tant qu'intervenant auprès des jeunes, pensez aux personnes avec lesquelles vous travaillez ou aux personnes que vous côtoyez. Pensez aux personnes qui, jusqu'à certain point, vous agacent ou vous dérangent. Qu'est-ce qui vous dérange chez elles? On ne parle pas ici de quelqu'un qui a une habitude agaçante, mais qui est différent de par sa culture, sa race, son sexe ou son âge. Dans quelle mesure êtes-vous accueillant de ces différences? Dans quelle mesure les jeunes avec qui vous travaillez sont-ils accueillants?

Regardez bien autour de vous: la société a changé. L'identité et la main-d'œuvre canadiennes sont maintenant formées de beaucoup de personnes d'origines diverses. À leur entrée sur le marché du travail, les jeunes d'aujourd'hui devront être accueillants des autres, peu importe les différences qui peuvent exister. Ils devront se débarrasser de leurs stéréotypes, de leurs étiquettes et de leurs préjugés.

Plusieurs reconnaissent les avantages d'avoir grandi avec des enfants dont les parents ont immigré au Canada ou d'avoir côtoyé des personnes d'ailleurs. Cela ne veut pas dire pour autant que les attitudes racistes au sujet des autres cultures n'existent plus. Et vous n'avez pas à venir d'un autre pays ou être un descendant de parents venus d'un autre pays pour être l'objet du racisme. Les Autochtones du Canada, par exemple, subissent le racisme quotidiennement.

Accueillir les différences n'est pas seulement une question de race ou de culture; cela peut vouloir dire accepter les différences reliées au sexe. Cela peut vouloir dire être acceptant des divers modes de vie. Cela peut aussi vouloir dire ne pas pratiquer la discrimination envers quelqu'un à cause de son âge ou de sa religion. Quelle que soit la différence, les jeunes devraient non seulement apprendre à être plus acceptants, mais aussi à apprécier ces différences et à se rendre compte des contributions qu'elles peuvent apporter.

Avoir l'esprit d'initiative

Lorsque vous accomplissez du travail supplémentaire sans qu'on vous le demande, vous faites preuve d'initiative. Prenez-vous comme exemple. Vous êtes un intervenant auprès des jeunes qui cherchez à acquérir de nouvelles habiletés et de nouveaux outils afin de mieux faire votre travail. Aussi, pour améliorer vos habiletés, vous utilisez le présent programme et, espérons-le, vous apprenez des choses qui vous seront utiles. Vous avez fait preuve d'initiative en comblant un besoin de développement professionnel que vous aviez. Vous avez aussi démontré que vous cherchez réellement à améliorer la vie des jeunes avec lesquels vous travaillez en vous souciant de la qualité de vos interventions.

Les jeunes doivent aussi faire preuve d'initiative s'ils entendent se distinguer. La façon de le faire est de profiter des possibilités qui se présentent. S'ils identifient quelque chose qu'ils pensent pouvoir faire, ils devraient l'essayer. S'ils ne sont pas sûrs d'y parvenir, ils devraient d'abord consulter quelqu'un d'autre. Les employeurs apprécieront n'importe quel effort supplémentaire que fera le jeune pour améliorer son rendement ou son efficacité au travail. Deux questions essentielles qu'ils peuvent se poser dans leur milieu de travail: Que puis-je faire d'autre? Quelles améliorations puis-je apporter?

Être ouvert et prêt à prendre des risques Prendre des risques, c'est pousser l'«initiative» à un niveau supérieur. Cela veut dire essayer quelque chose de nouveau, même si vous n'êtes pas tout à fait sûr du résultat. Si un jeune est ouvert et se sent prêt à «prendre un risque» dans son milieu du travail, voici quelques questions à lui poser:

  • Comment ce milieu du travail voit-il le fait de prendre des risques?
  • Quels paramètres devraient être considérés dans un risque que tu considères prendre?
  • Quelle nouveauté cherches-tu à introduire dans ce milieu de travail (nouvelle technique, nouvel outil ou autres améliorations)?
  • Comment vas-tu évaluer la réussite du risque que tu veux prendre?
  • Quel est ton plan de rechange si ton initiative ne réussit pas?
  • Si tu as déjà pris un tel risque auparavant, comment cela s'est-il passé? Qu'est-ce qui en a fait un succès?

Prendre des risques c'est, en fin de compte, essayer des choses nouvelles. C'est adopter le dicton «Qui ne risque rien n'a rien».

Source: http://www.ccdf.ca/ccdf/coach/securityfr/francais/ccoachc/issue_c3a_attitudes.htm